111 chefs d’Etats pour sauver la planète… le programme était ambitieux, l’échec prévisible.
L’antagonisme n’existe plus : ONG et professionnels font cause commune depuis bien longtemps !
Il n’y a plus de clivage entre industrie et environnement, le transport maritime n’a d’ailleurs pas attendu Copenhague pour réduire ses émissions de CO2. Pourquoi ? Parce qu’intérêts économique et écologique convergent : la réduction des émissions passe par la réduction de la consommation de carburant. Intégrer le développement durable dans les stratégies d’entreprises, c’est aussi faire des économies.
A l’échelon international, le dialogue marche mieux que le bâton !
L’aire de jeu du changement climatique est planétaire, des mesures générales s’imposent donc… oui mais… il n’existe pas de gouvernance internationale contraignante. Même l’ONU ne peut pas tout. Son secrétaire général n’est le supérieur hiérarchique d’aucun Etat. Nous voilà donc contraints de ne pas contraindre. C’est ce que réussit l’Organisation Maritime Internationale, l’ONU de la mer, depuis 60 ans : des avancées considérables (sécurité maritime, lutte contre les pollutions) ont été obtenues en concertation avec les professionnels.
Quand les régulations impactent l’économie, rien ne se fait contre les acteurs économiques.
Puisqu’avant de lancer un produit on fait une étude de marché, on serait bien avisé de s’assurer que les règles sont applicables avant d’exiger l’impossible. Parce que la réalité est ce qui résiste : les obstacles insurmontables sont contournés, les règles absurdes sont ignorées. Il s’agit de travailler avec ceux qui doivent faire, d’autant qu’ils savent et qu’ils veulent faire.
Devant les enjeux climatiques majeurs, les acteurs économiques poursuivent leurs actions volontaristes, efficaces et pragmatiques. Ils continuent à œuvrer en faveur de l’environnement. Avec les ONG. Sans attendre le politique.